Un enfant, un olivier

Près de deux cents personnes, enfants de l’école, parents, membres de l’APE (association des Parents d’Elèves), jardiniers amateurs du Foyer rural, membres des autres associations du village, se sont retrouvées au Pas du Capélan, à la bergerie de Causse, juste à l’arrière des premières maisons du village, samedi matin, pour planter 110 oliviers et des plantes d’ornement (filaires, osmanthus, pistachiers térébinthes, lavandes, romarins, lauriers-tin…).

Il s’agissait du deuxième volet des actions solidaires programmées par un comité pilote, et menées par les Saint-Bauzillois à l’appel de leurs associations et de la municipalité. L’olivette recréée sur un terrain communal doit aider la nature à reprendre ses droits après les incendies qui l’ont martyrisée l’été dernier. Dés 9h30, les premiers jardiniers étaient à pied d’œuvre. Après les démonstrations et conseils d’Anne Retaillaud (pépinière du Grand Pré) et Jean-Marie Rouvière (1er adjoint), la place était investie et les premiers arbres plantés. Rapidement, dans l’enthousiasme et une bonne humeur communicative, la terre préparée dans la semaine, se couvrait de végétation encore discrète mais ne demandant qu’à s’épanouir avec le temps et… un peu d’eau que la Diane, répandra au pied de chaque arbuste une fois par mois. De 3 à 70 ans, toutes les générations étaient représentées. Les enfants, très sensibilisés, ont bien compris que chaque olivier planté symbolise chacun d’eux. Aussi ont-ils participé avec beaucoup de sérieux et d’application. Florence Gracia, présidente de l’APE confiait : « Je suis ravie de cette journée qui est un succès. C’est la première fois qu’autant d’enfants et de parents se mobilisent autour d’un projet résolument tourné vers l’avenir. Je souhaite que cette réussite donne l’envie de s’impliquer et fasse des émules ».

 

En fin de matinée l’apéritif offert par l’APE devançait le moment convivial du pique-nique tiré du sac. « C’est génial de voir toutes ces personnes, tous ces enfants accorder un peu de leur temps pour le village et se rencontrer, se parler, donner du sens à la notion de communauté… » déclarait un participant, une cuisse de poulet entre les dents. Chacun faisait goûter à l’envi de petites choses faites pour l’occasion ; des recettes se sont échangées… Ceux qui avaient pensé au café en offrirent aux imprévoyants. Enfin, les estomacs satisfaits, les enfants grimés par deux mamans aux doigts experts, se sont lancés, heureux, dans la quête aux œufs de Pâques bien cachés ça et là dans la garrigue. Alors que la journée commençait à pencher vers sa fin, les écoliers, les poches pleines de chocolat, retrouvaient leurs parents pour le retour chez soi. Valérie Bonnet, présidente du Foyer rural concluait en déclarant : « Je suis étonnée qu’autant de monde ait répondu à notre appel. L’ambiance a été très conviviale. Je remercie tous les participants de cette belle entreprise ». Oui, vraiment, une bien belle entreprise pour une bien belle journée tournée vers l'avenir.